Du rhum blanc au rhum vieux : les différents types de rhum

Si on vous disait plantation de canne à sucre, mélasse, époque coloniale, pirates et la Barbade, à quoi pensez-vous ? Au rhum, bien évidemment ! Cette eau-de-vie qui, à une époque, était la boisson la plus consommée par les pirates et les esclaves. L’histoire du rhum remonte en 1493, à l’époque où Christophe Colomb apporte avec lui des plants de canne à sucre aux Caraïbes. Les plantations vont alors s’étendre sur les différentes îles pour la production de mélasse et de sucre. Ce n’est qu’une centaine d’années plus tard, c’est-à-dire au 17ᵉ siècle qu’on retrouve les premières traces de la fabrication de rhum à la Barbade. À cette époque, le rhum était encore une eau-de-vie rudimentaire particulièrement forte. Mais au fil du temps, les techniques se sont affûtées pour offrir des produits plus raffinés et plus subtils. Aujourd’hui, le rhum est un spiritueux très apprécié qui se décline sous différents variants. Dans cet article, nous allons donc voir chacun d’entre eux.

Le rhum blanc

Le rhum blanc est désigné ainsi en raison de sa couleur transparente. Comme tous les rhums, il est fabriqué à partir de la canne à sucre. Il faut tout de même souligner que le rhum peut être soit agricole, soit traditionnel. Lorsque le rhum est dit agricole, il est directement fabriqué à partir du jus extrait de la canne à sucre. Par contre, lorsque cette eau-de-vie est dite traditionnelle, elle est fabriquée à partir de la mélasse. En effet, durant l’époque coloniale, le rhum a été confectionné principalement à partir de cette dernière, d’où le terme traditionnel.

Maintenant, refermons cette petite parenthèse et revenons à notre sujet qu’est le rhum blanc. On ajoute de la levure au jus de canne à sucre ou à la mélasse, ce qui va provoquer une réaction et transformer le liquide en alcool. Mais ça ne s’arrête pas là. Le fabricant passe ensuite à l’une des étapes les plus importantes, à savoir la distillation puisqu’elle détermine la qualité, la saveur et l’arôme de cette eau-de-vie. C’est la filtration au charbon actif qui permet de donner au rhum blanc sa couleur pure et transparente. Il va alors cuver pendant une durée inférieure à 12 mois avant la mise en bouteille et la vente. En principe, le rhum blanc possède un taux d’alcool supérieur à 40 %.

Le rhum ambré

Tout comme le rhum blanc, le rhum ambré peut être agricole ou traditionnel. Il a hérité de ce nom en raison de sa fameuse couleur ambrée ou caramel. Le fait est qu’il obtient cette couleur en cuvant entre 12 à 18 mois dans un fût en chêne. Ce type de rhum contient généralement un taux d’alcool d’environ 20 %. En d’autres termes, il n’est pas très fort par rapport au rhum blanc. La plupart du temps, le rhum ambré ne se consomme pas tel quel. Il entre surtout dans la préparation de différents cocktails.

Le rhum vieux

Pour les vrais amoureux de ce type d’eau-de-vie de canne à sucre, le rhum vieux, c’est ce qu’il y a de mieux. Pour obtenir cette appellation, ce rhum doit séjourner dans un seul fût ou dans différents fûts de manière successive, pendant au moins 3 ans. La durée de l’élevage, le choix du fût utilisé, le niveau de température ou encore le taux d’humidité du lieu de cuvage peut influencer la saveur, l’arôme ainsi que la texture du rhum vieux. En d’autres termes, il s’agit ici d’un art et d’un savoir-faire à part entière. D’ailleurs, la plupart du temps, les producteurs de rhum vieux gardent secrète la technique d’élevage de ce type de rhum.